Des travaux importants ont eu lieu récemment dans le cadre de la construction du LHC. Comme pour les projets précédents, l’intégration des installations du LHC dans l’environnement local a tout d’abord requis la réalisation d’une étude d'impact sur l'environnement. Cette dernière a été soumise aux autorités compétentes et a été communiquée au grand public au printemps 1997. Il était du devoir du CERN d’assurer la meilleure intégration possible des bâtiments de surface dans l’environnement existant.
Même si le CERN réutilise autant que possible les infrastructures de l’accélérateur précédent, le LEP, de nouvelles activités de génie civil ont dû être entreprises afin d’adapter les infrastructures existantes. Ces activités correspondaient à:
L'excavation de tunnels et de galeries
La construction de nouveau bâtiments
La maintenance des infrastructures existantes
Plan de surface du LHC
Minimiser l’impact sur l’environnement
Pendant la phase de construction du LHC, les aspects les plus sensibles à l’égard de la population locale et de l’environnement naturel étaient :
Les émission sonores en provenance des chantiers
La production de déblais issus des excavations
Le rejet d'effluents pollués
Le CERN a pris de nombreuses mesures, afin de minimiser l’impact sur l’environnement causé par ces aspects, mais également pour maîtriser les impacts liés aux aspects généraux et communs des chantiers de génie civil, tels que la production de déchets banals et dangereux, l’utilisation de ressources naturelles, les émissions atmosphériques, etc..
Emissions sonores
Afin de limiter les émissions sonores en provenance des chantiers, les équipements des contractants ont été sélectionnés en fonction de leurs performances acoustiques. Des écrans sonores ont été érigés où nécessaire et des campagnes de mesures de bruit ont été organisées soit pour vérifier la conformité aux réglementations applicables, soit pour confirmer les plaintes de la population locale et en conséquence, mettre en oeuvre des actions correctives.
Ecran acoustique
Ecran acoustique
Sonomètre
Déblais
Les divers chantiers de génie civil du projet LHC ont produit environ 600'000 m3 de déblais constitués de Moraine et de Molasse (soubassement géologique local, respectivement de l’aire Quaternaire et Tertiaire). 500'000 m3 de déblais ont été déposés aux alentours immédiats des sites d’extraction, afin de limiter le trafic routier. 100'000 m3 ont été transportés vers une zone spécifique de dépôt du Bois de Serves, sans traverser un seul village. Des systèmes de nettoyage de roues de véhicules étaient installés à chaque sortie de site de dépôt du déblais. De plus, des véhicules spéciaux ont été utilisés pour transporter les déblais particulièrement humides afin d’éviter leur épandage sur les routes locales.
Zone de dépôt du Bois de Serves
Protection des Eaux
Des mesures particulières ont été prises sur le site LHC PA5 (Cessy) pendant l’excavation du nouveau puits d’accès. En effet, le site est localisé sur un aquifère qui fournit partiellement les communes environnantes en eau potable. Des mesures régulières ont été effectuées pendant la phase de construction et aucun effet dû aux activités de génie civil n’a été observé sur la qualité des eaux souterraines. De plus, des bassins de décantation et des systèmes de neutralisation ont été installés sur tous les chantiers de génie civil étant donné que l’eau issue de ces activités est généralement turbide et alcaline (laitance de ciment). Une fois assainis, les effluents ont été rejetés dans les cours d’eau avoisinants les sites. Des contrôles réguliers ont été effectués par le CERN dans les cours d’eau récepteur afin de garantir l’efficacité des traitements sur-site.
Surveillance d'un aquifère
Station de traitement d’eau et dépôt de déblais (avant et après)